Gaz à effet de serre

Impact environnemental

La question des gaz à effet de serre (GES) est en voie de devenir le plus important problème environnemental à l'échelle planétaire. L'intensification des activités économiques et de la consommation d'énergie font en sorte que les quantités rejetées de gaz à effet de serre sont en progression constante depuis le début de la révolution industrielle. En février 2007, un rapport des Nations Unies a établi avec une certitude de 90 % l'impact des activités humaines sur le réchauffement de la planète. Selon ce rapport, la hausse des températures pourrait varier entre 1,8° et 6,4° d'ici 2100 en fonction des efforts qui seront entrepris pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.

Au Québec, le secteur des transports est à l'origine de 37,4 % des émissions de GES. De tous les modes, c'est le transport maritime qui émet la plus faible proportion de GES, soit 3 % de ce total, ce qui correspond à 1,1% du bilan de la province.

Plan d'action de la politique environnementale

En raison de sa plus grande efficience énergétique, les quantités de GES émises par le mode maritime sont inférieures à celles produites par les autres modes lorsqu'elles sont exprimées en tonne-kilomètre, une réalité méconnue du grand public et peu reconnue des gouvernements. Des actions collectives sont prévues afin d'inciter les gouvernements à favoriser un recours accru au mode maritime dans le but d'améliorer le bilan de GES du Canada et des États-Unis. Un tel redéploiement du système de transport est en cours dans l'Union européenne, où les cibles de réduction sont plus ambitieuses, notamment par le biais du programme Marco Polo.

L'industrie maritime, qui réalise déjà de bonnes performances en matière de GES, est déterminée à aller plus loin et à améliorer son bilan. À l'instar de la plupart des secteurs industriels, le transport maritime produit des GES en brûlant des combustibles fossiles. L'indicateur de rendement cible la réduction de la consommation de carburant comme principal moyen de réduire les émissions. Après avoir mis sur pied un plan de performance énergétique et réalisé un inventaire des émissions au niveau 3, les participants devront améliorer substantiellement leur efficacité énergétique pour atteindre les niveaux 4 et 5.

Étant donné l'absence d'inventaire précis des émissions de l'industrie maritime, il n'est pas possible, pour le moment, de fixer des cibles de réduction d'ensemble, celles-ci étant plutôt appliquées au niveau du port ou de la compagnie. Un tel inventaire est en cours de réalisation par Transports Canada et devrait être disponible en 2008. Les ports et terminaux ne seront toutefois pas inclus. Au cours des prochaines années, les cibles de réduction pourront être ajustées en fonction des données recueillies tant par les inventaires nationaux que par l'entremise de la politique environnementale.

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