Bruit : Les ports achalandés constituent des interfaces intermodales où se déroulent un grand nombre d'activités de manutention, de transformation et d'autres processus industriels. Plusieurs avertissements sonores visent à assurer la sécurité du personnel dans les activités portuaires en lien avec la circulation des véhicules et les opérations de chargement et de déchargement des navires. La pollution sonore engendrée par ces activités peut dans certains cas indisposer les résidents des quartiers limitrophes. Le niveau sonore a tendance à varier considérablement d'un endroit à l'autre du port selon l'heure de la journée.
Poussière : La manutention et l'entreposage des marchandises en vrac, le déplacement des véhicules sur des routes non asphaltées et les activités de construction sont à l'origine de la majeure partie des émissions de poussière en milieu portuaire. En fonction des conditions atmosphériques, une quantité importante de poussière peut avoir un impact sur la qualité de l'air, tant au port que dans ses environs immédiats.
Odeurs : Les problèmes d'odeurs sont plus rares en périphérie des ports et sont principalement causés par les activités de chargement et de déchargement des hydrocarbures.
Lumière : Pour des questions de sécurité et de sûreté, les activités portuaires qui se déroulent en soirée nécessitent un éclairage adéquat. Les citoyens dont les résidences se trouvent dans l'environnement immédiat du port considèrent dans certains cas que les sources lumineuses sont trop puissantes ou mal dirigées.
Plan d'action de la politique environnementale
La croissance démographique des villes combinée à l'expansion du commerce maritime conduit, un peu partout dans le monde, à des conflits d'usage entre citadins et responsables des activités portuaires. Dans le système Saint-Laurent-Grands Lacs, les conditions de cohabitation varient considérablement d'une ville à l'autre.Le plan d'action favorise dans un premier temps l'acquisition d'une meilleure connaissance de ces enjeux pour pouvoir éventuellement proposer des critères de gestion standards en matière d'impacts sociaux aux ports et terminaux du Saint-Laurent et des Grands Lacs. De tels critères pourraient être inspirés des programmes en développement à l'extérieur du Canada et des États-Unis, comme c'est le cas dans l'Union européenne enmatière de contrôle de la pollution sonore.
L'indicateur de rendement s'appuie sur la mise en oeuvre de plusieurs mesures concrètes qui auront pour effet de réduire l'incidence des nuisances occasionnées par les quatre problématiques identifiées (poussière, bruit, odeurs, lumière). Cependant, l'amélioration de la performance des ports et terminaux en matière d'impacts sociaux ne repose pas que sur un changement de pratiques opérationnelles ou l'adoption de nouvelles technologies.Des critères communicationnels ont également été inclus dans l'indicateur de rendement afin de favoriser l'établissement d'une relation de confiance et de compréhension entre les utilisateurs portuaires et les citoyens. Cette volonté de favoriser le bon voisinage s'exprime particulièrement à travers le critère d'excellence du niveau 5, soit la mise sur pied d'un lieu de discussion permanent entre les parties.