Les participants de l'Alliance verte continuent de s'élever au dessus des normes imposées par la réglementation. La progression de la moyenne globale amorcée en 2009 s'est poursuivie en 2010 : de 2,0 en 2008, elle est passée à 2,9 en 2010. Ces performances se situent sur une échelle de 1 à 5, 1 représentant le respect de la réglementation en vigueur.
Ces chiffres n'incluent pas les nouveaux participants, dont les résultats seront tenus en compte l'an prochain afin de mesurer les progrès réels entre 2010 et 2011. David Bolduc : «L'arrivée de nouveaux membres démontre également la pertinence et le sérieux du programme environnemental de l'Alliance verte et ses impacts concrets sur le milieu maritime.»
L'Alliance verte ne s'est pas seulement étendue en terme de territoire, elle touche aussi plus d'intervenants puisque les armateurs internationaux, notamment TBS International/Roymar Ship Management Inc. à New York, ainsi que les chantiers maritimes, sont maintenant inclus dans le programme. Seaspan Marine Corporation, sur la côte Ouest, est le premier participant à inclure ses chantiers de Victoria et Vancouver dans son évaluation.
Des impacts concrets et mesurables
Bien que l'Alliance verte soit une initiative volontaire, les participants acceptent de se soumettre tous les deux ans à un processus rigoureux de vérification externe pour valider et renforcer la crédibilité des résultats obtenus dans le cadre du programme environnemental.
Au delà de ces évaluations, qui donnent un portrait clair et précis de la performance des participants, on dénote aussi des exemples concrets de pratiques plus vertes: 23 ports, terminaux et chantiers maritimes limitent la marche au ralenti des véhicules; 27 participants ont complété des inventaires d'émissions et 10 autres ont adopté un plan de performance énergétique ou sont en mesure de démontrer une réduction de l'intensité de leurs émissions de gaz à effet de serre.
Trois-Rivières : un exemple de bonnes relations ville-port!
C'est le 19 mai prochain que l'Administration portuaire de Trois Rivières (APTR) inaugurera officiellement la Phase 1 de son plan de modernisation des infrastructures portuaires Cap sur 2020. Il s'agit d'un tournant historique pour le nouveau port de Trois-Rivières, un port qui assume pleinement son urbanité dans une ville qui, pour sa part, reconnaît son caractère portuaire.
Un des objectifs fondamentaux de Cap sur 2020 était de diminuer l’impact des activités portuaires sur son environnement par l’amélioration de l’interface du port avec le milieu urbain adjacent.
Par exemple, un kilomètre de la rue Notre-Dame Centre est maintenant intégré dans le périmètre portuaire. Ainsi, le trafic lourd généré par les activités portuaires s’éloigne des zones résidentielles et du centre-ville puisqu’il est dirigé vers le secteur industriel situé dans la partie ouest des installations portuaires. Ces réaménagements facilitent l’accès au port et la fluidité de la circulation. Ils permettent aussi de répondre plus facilement aux exigences législatives concernant la sécurité.
Afin d’améliorer l’impact visuel du port, l’APTR a installé quelques 625 mètres de clôture ornementale pour la délimitation de son nouveau périmètre dans la portion de son territoire située le plus près du centre-ville. Par ailleurs, par des transferts et des aménagements de terrains entre la Ville et l’APTR, plus de 2 kilomètres continus des berges du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Maurice deviennent accessibles aux citoyens. Le port porte ainsi à 12 %, soit à plus de 41 000 mètres carrés, la portion de son territoire consacrée à des activités récréatives ou à des aires publiques.
Ensemble, l'APTR et la ville ont redéfini ce que devait être le port. C'est un effort de concertation sans précédent pour lequel il a fallu plus de 280 rencontres avec les principaux acteurs des milieux économique, communautaire et portuaire. La capacité et la productivité du port ont augmenté, renforçant du coup sa position concurrentielle. Mais surtout, le port est mieux intégré que jamais à sa communauté. Au-delà des changements physiques aux installations c’est une redéfinition de la conception du rôle du port dont il est question.
Empire Stevedoring Co. ltd. réduit ses émissions atmosphériques et de gaz à effet de serre grâce à l'acquisition d'équipements plus performants
La compagnie, spécialisée dans le chargement et le déchargement de marchandises en bateaux cargo, a remplacé, pour son terminal montréalais, deux de ses véhicules de manutention de conteneurs mobiles acquis dans les années 70 par des modèles de technologie récente, plus efficaces et moins polluants.
La compagnie visait principalement à réduire la consommation de carburant afin de réduire les émissions de GES et les principaux contaminants atmosphériques émis par ses activités de manipulation des conteneurs.
Selon des estimations de la compagnie, l’achat des Linde C400/5 a permis une réduction de 43 % de carburant par rapport aux anciens équipements de marque Marathon Letourneau Letro Porter modèle 2582 CH (Letro). La comparaison des autres émissions entre les différentes machines montre également une réduction de 43 % des GES, 87 % des hydrocarbures, 47 % des monoxydes de carbone (CO), 64 % des oxydes d’azote (NOx), 43 % du dioxyde de soufre (SO2) et 80 % des émissions de matières particulaires.
L’acquisition des nouvelles machines a été partiellement subventionnée par Transport Canada dans le cadre du programme d’Incitatifs pour les Technologies de Transport des Marchandises, visant à appuyer l’acquisition et l’installation de technologies pouvant réduire les émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre (GES). Cette contribution a permis à Empire de réduire de moitié la période de remboursement des équipements par rapport à la période de remboursement initiale. Empire a procédé à l’achat de deux autres véhicules de même nature ce qui a permis de conserver seulement un seul des anciens modèles pour des projets spéciaux.
Un terminal portuaire utilise un système de traitement innovateur pour traiter les eaux de ruissellement
Federal Marine Terminals, qui opère à Thorold (Ontario) des installations portuaires importantes pour la région des Grands Lacs, a intégré au sein de son plan de protection de l'environnement le Jellyfish Filtration System, une technologie de filtration des sédiments qui est utilisée pour empêcher les eaux de ruissellement non traitées d'atteindre les eaux avoisinantes.
Un empilement important de coke (un dérivé du charbon) situé au terminal de Thorold menaçait auparavant de contaminer les plans d'eau adjacents dont le canal Welland. Ce système de traitement est considéré comme un choix efficace pour filtrer les particules en suspension, ce qui en fait un outil idéal pour traiter les eaux de ruissellement de ce terminal.
L'eau de ruissellement provenant de l'empilement est collectée dans un bassin pour être ensuite pompées à basse pression vers un réservoir qui la filtrent. Ce système a été choisi en raison de sa capacité à capturer les particules de 4 microns ou plus.
En outre, le processus de prétraitement interne du système permet de capturer les hydrocarbures flottants, de sorte que l'huile provenant de ce site sera également interceptée avant de contaminer l'environnement.
Pour plus d'informations sur le système de filtration des sédiment fins, visitez le www.imbriumsystems.com.